Affichage des articles dont le libellé est recours contre refus de visa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est recours contre refus de visa. Afficher tous les articles

mardi 1 octobre 2013

Refus de visa en qualité de salarié

En matière de refus de visa fondé sur l'absence d'adéquation de la qualification et de l'expérience professionnelle du demandeur avec l'emploi proposé, le juge de l'excès de pouvoir opère un contrôle normal sur l'appréciation portée par l'administration.

En l’espèce, pour confirmer le refus de visa qui avait été opposé à un ressortissant étranger, la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, dont la décision s'est substituée à la décision des autorités consulaire, s'est essentiellement fondée sur l'inadéquation entre la qualification et l'expérience professionnelle de l'intéressé et l'emploi pour lequel il postulait.

Toutefois, il résultait d'une étude approfondie du dossier que le demandeur a occupé en France, pendant plusieurs années, divers emplois intermittents dans le secteur de la viticulture. Il a notamment été recruté en qualité de vigneron en vertu d'un contrat à durée indéterminée. Et, à la date de la décision de refus de visa litigieuse, il bénéficiait d'une promesse d'embauche dans une entreprise viticole française, attestée par un projet de contrat de travail validé par les services de la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

Dans ces conditions, en refusant le visa sollicité, ladite Commission a porté une inexacte appréciation sur l'adéquation de la qualification et de l'expérience professionnelle de l'intéressé à l'emploi proposé. DPEL ; Légif; CE, 2010-12-30.

Votre bien dévoué
Maître TALL Amadou

Avocat à la Cour d’Appel de Paris

Téléphone : 06 11 24 17 52
Depuis l'étranger : Téléphone : 00 336 11 24 17 52


E-mail : amadoutall4@gmail.com

vendredi 27 septembre 2013

Contestation de refus de délivrance de visa


A la demande des requérants, un juge des référés d’un tribunal administratif a, d'une part, ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus de visa (à ceux-ci et à leurs enfants), d'autre part, enjoint au Ministre de l'Intérieur, de délivrer les visas sollicités.

En admettant que l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides a délivré aux requérants un certificat de mariage et des jugements supplétifs établissent le lien de filiation entre ceux-ci et leurs enfants, le Conseil d’Etat estime que le juge des référés du tribunal administratif s'est livré à une appréciation souveraine des faits de l'espèce, qui n'est pas entachée de dénaturation.

Toutefois, relève la Haute Juridiction, il n'appartient pas au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-1 du Cja, eu égard à son office, d'enjoindre à l'administration de délivrer une autorisation qui a été refusée.

Ainsi, le juge des référés du tribunal administratif a, en enjoignant au Ministre de délivrer les visas sollicités, commis une erreur de droit. CE 2012-02-08

Votre bien dévoué
Maître TALL Amadou

Avocat à la Cour d’Appel de Paris

Téléphone : 06 11 24 17 52

Depuis l'étranger : Téléphone : 00 336 11 24 17 52

E-mail: amadoutall4@gmail.com